Le projet « Le territoire au fil de l’eau » se concentre sur une richesse essentielle du bassin de la Haute-Amblève : l’eau. Il agit à l’échelle des communes de Waimes, Malmedy, Stavelot et Stoumont, en articulation avec l’ensemble du sous-bassin hydrographique de l’Amblève.
Le projet se décline en trois volets complémentaires :
– l’inventaire des sources, fontaines et points d’eau ;
– l’amélioration de la capacité auto-épuratoire de certains cours d’eau ;
– l’augmentation du taux de raccordement aux égouts là où l’assainissement collectif est fonctionnel.
Son objectif est clair : préserver notre « or bleu » en qualité et en quantité, renforcer la résilience climatique et valoriser le patrimoine hydrologique local.

Le projet vise à mieux connaître et protéger les sources et zones humides, véritables régulateurs naturels face aux sécheresses et aux inondations. Il ambitionne également d’améliorer la qualité des cours d’eau en développant des techniques naturelles favorisant leur auto-épuration, en attendant la mise en place complète de l’assainissement collectif. Enfin, il entend améliorer le taux de raccordement aux égouts dans les zones déjà équipées, afin de réduire les rejets directs d’eaux usées dans l’environnement. À travers ces trois leviers, le projet contribue à la préservation des milieux aquatiques, à l’amélioration paysagère et à une gestion durable de la ressource en eau.


Inventaire des sources et autres points d’eau
Un inventaire de terrain est réalisé afin d’identifier, localiser et documenter les sources, fontaines et autres points d’eau présents sur le territoire des quatre communes du GAL. Cette démarche vise à retrouver et à préserver une connaissance souvent dispersée ou oubliée de ces éléments du patrimoine hydraulique local. Les relevés permettent également d’évaluer l’état de conservation de ces points d’eau et des fontaines afin de proposer des actions de restauration ou de préservation et d’identifier les possibilités de remise en fonctionnement de certaines fontaines. Les données collectées constituent une base de connaissances utile aux communes et aux gestionnaires de l’eau. Elles permettent également de mieux comprendre le rôle des sources dans la résilience du territoire face aux sécheresses et aux inondations.
Objectif :
Améliorer la connaissance et la préservation du patrimoine hydrologique local.
Inventaire des sources et autres points d’eau
Dans le prolongement de l’inventaire des sources, un recensement des fontaines et des éléments patrimoniaux liés à l’eau est réalisé dans les villages du territoire. Les fontaines ont longtemps constitué des lieux de rencontre et de vie collective dans les villages. Leur inventaire permet d’identifier leur état, leur origine et leur potentiel de restauration. Cette démarche contribue à valoriser le petit patrimoine populaire et à renforcer l’identité locale. Elle permet également de réactiver certains lieux de convivialité et d’intérêt touristique.
Objectif :
Préserver et valoriser le patrimoine hydraulique et culturel des villages.
Augmenter la capacité d’auto-épuration des cours d’eau
Un projet pilote vise à expérimenter des solutions naturelles permettant d’améliorer la capacité d’auto-épuration des cours d’eau. Lorsque les réseaux d’assainissement ne permettent pas encore un traitement optimal des eaux usées, certaines techniques peuvent être mises en place directement dans les cours d’eau pour favoriser les processus naturels d’épuration. L’aménagement de zones de ralentissement, de filtres naturels ou de zones humides permet d’augmenter l’oxygénation et la décantation de l’eau et de favoriser les mécanismes biologiques de dépollution. Cette approche contribue à améliorer la qualité de l’eau tout en renforçant la biodiversité des milieux aquatiques. Les résultats du projet pilote pourront être reproduits dans d’autres secteurs du bassin versant.
Objectif :
Tester des solutions naturelles pour améliorer la qualité de l’eau et restaurer les milieux aquatiques.
Améliorer le taux de raccordement aux égouts
Une étude pilote est menée afin d’évaluer le taux réel de raccordement des habitations aux réseaux d’égouttage existants. Dans certaines zones, des habitations restent partiellement ou totalement non raccordées, ce qui entraîne des rejets d’eaux usées dans l’environnement et en particulier sur le site des étangs. L’action consiste à réaliser un inventaire précis des rejets, à identifier les obstacles techniques ou financiers et à proposer des solutions adaptées à la commune et à ses riverains. Cette démarche permettra également de définir une méthodologie reproductible dans d’autres communes du bassin versant. L’objectif est de réduire les pollutions diffuses et d’améliorer le fonctionnement global du système d’assainissement.
Objectif :
Améliorer le taux de raccordement aux égouts et réduire les rejets d’eaux usées dans les cours d’eau.
ASBL Contrat de Rivière Amblève-Rour
Le Contrat de rivière amblève-rour œuvre depuis plus de 20 ans à la préservation qualitative et quantitative de l’eau sur l’ensemble de son bassin hydrographique. il rassemble plus de 100 partenaires publics et privés et constitue un espace de concertation permanent entre communes, gestionnaires de cours d’eau, acteurs économiques et citoyens.
fort de cette expérience et de son ancrage territorial, il pilote le projet eau du gal fagnes haute-amblève dans une logique de coopération, de résilience climatique et de transmission.